Éditorial
🖋 Chers lecteurs,
Il y a ce qui se voit. Et tout le reste au quotidien.
Un regard qui s’attarde. Une hésitation entendue. Une parole qui chemine. Un tout petit qui, un jour, fait un pas de côté.
Rien de spectaculaire, rien à inscrire dans une case. Et pourtant, quelque chose a eu lieu.
Nos institutions sont pleines de ces mouvements minuscules qui échappent aux tableaux et résistent aux indicateurs. Une part souterraine du soin, dont on pressent les effets sans toujours pouvoir en suivre la trace.
À l’heure où notre époque voudrait tout voir, tout montrer, tout mesurer, le psychisme résiste. La relation aussi.
Car l’invisible n’est pas le vide. Il est ce qui se tisse entre deux êtres, ce qui travaille en silence, ce qui prend son temps.
En cette rentrée, prêtons attention à ce qui ne fait pas de bruit.
À ce qui ne se compte pas toujours, mais qui compte vraiment.