Newsletter TEMPO

09/03/2026

TEMPO – Newsletter associative de février 2026

Du pleur à l’extase

Un petit mot d’abord pour dire  » Ça suffit  » à ceux qui se plaisent à attaquer le soin psychique : la psychanalyse a bon dos !

 

TEMPO – Newsletter associative de février 2026

Éditorial

🖋 Chers lecteurs,

En attendant, les émotions traversent nos institutions, des tout-petits aux plus grands. Sujet inépuisable, elles s’invitent partout : dans les classes, dans les lieux de soin…

Elles sont devenues un objet d’attention majeur. À l’école, on cherche désormais à les enseigner. Dans nos structures, nous tentons de les accompagner.

Mais peut-on apprendre une émotion comme on apprend une règle ?

Les programmes scolaires invitent à reconnaître, nommer, réguler. L’intention est juste : favoriser l’empathie, prévenir les violences, soutenir le vivre-ensemble. Pourtant, l’émotion ne se laisse pas aisément discipliner. Elle déborde les cadres. Elle traverse le corps avant de se laisser comprendre.

Chez le tout-petit, elle est d’abord mouvement. Le bébé ne régule pas : il éprouve. Il adresse ses affects à un autre. Il a besoin d’une présence capable d’accueillir sans envahir, de mettre des mots sans enfermer, d’accompagner sans imposer.

L’émotion se tisserait donc dans la rencontre.

L’expérience esthétique en témoigne autrement : face à la beauté, quelque chose se réordonne. L’émotion ne disparaît pas ; elle se transforme. Elle devient partageable, pensable, symbolisable.

Entre l’enfant en larmes, l’élève invité à nommer sa colère et l’adulte bouleversé devant une œuvre, un même fil relie nos pratiques : l’émotion a besoin d’un cadre humain pour devenir expérience.

C’est peut-être là, l’une des responsabilités de nos institutions.

Non pas réduire l’émotion à une compétence à acquérir, mais ouvrir des espaces où elle peut circuler, être comprise et parfois transformée.

Très bonne lecture à tous

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