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27/03/2026

L’interdiction

L’interdit, du latin interdictum, est dérivé du verbe interdicere (inter = « entre » et dicere = « dire »). Il signifie littéralement : « je dis entre vous que cette chose ne doit pas être faite ». Historiquement, la notion trouve ses racines dans le domaine juridique. Dans la Rome antique, l’interdictum désignait un ordre prononcé par un magistrat, enjoignant à un ou plusieurs individus de faire ou de ne pas faire quelque chose, afin de réguler les comportements et de maintenir l’ordre public. De cette même racine dérive l’adjectif « interdit », dont est issu le terme « interdiction » (interdictio), entendu comme l’action de prohiber.

Entre analyse et entretien avec une professionnelle de notre crèche

L’interdiction

Les interdits

Aujourd’hui encore, nous sommes toutes et tous soumis à des interdits relevant de différentes autorités : juridiques, morales, religieuses ou encore psychologiques.

En psychologie et en psychanalyse, l’interdit joue un rôle structurant dans le développement du sujet.

Cela peut susciter de la frustration, mais aussi conduire à la transgression.

Progressivement, les interdits s’intériorisent : ils participent aux mécanismes de refoulement et donnent naissance à la culpabilité, ressentie après la transgression d’un interdit moral.

Cette culpabilité constitue notamment un levier social favorisant le respect des règles.

L’interdiction protège

Ainsi, les interdits ne se réduisent pas à une fonction d’empêchement : ils organisent la vie collective, protègent des valeurs fondamentales et structurent les relations humaines.

Dans le champ de la petite enfance, la question des interdits interroge directement notre rapport à l’éducation et au cadre que nous souhaitons offrir aux enfants.

La petite enfance est souvent envisagée comme un temps de satisfaction des besoins et de dépendance totale.

Pourtant, dès les premiers mois, le bébé fait l’expérience de limites : attente, frustration, séparation. Et pour ceux qui arrivent les plus tôt à la crèche, et qui expérimentent la vie en collectivité, ils font face à de nouvelles règles.

Dès lors, que faut-il interdire ?

À partir de quand les règles et les normes s’instaurent-elles ? Et à quel moment l’enfant est-il en mesure de les comprendre et de les intégrer ?

À l’instar de notre précédent article consacré aux émotions, nous comptons avec un témoignage issu de la pratique de terrain, celui de Marie-Louise B., auxiliaire de puériculture de la crèche thérapeutique Cerep Phymentin.

La collectivité du tout-petit, ça se passe comment ?

C’est Marie-Louise au cours de notre discussion sur les interdits, qui a montré un article particulièrement pertinent pour ce développement du sujet.

L’équipe de la crèche l’utilise comme ressource, comme guide de leur pratique au sujet des règles à mettre en place. Il s’agit d’un article d’Anne Vasseur-Paumelle et Anna Tardos, qui reprennent les idées de Pikler intitulé « Règles et limites en crèche : acquisition des attitudes sociales », datant de 2017.

L’article présente la théorie de hiérarchisation des règles comme l’ont imaginé Loczy et Pikler.

Comment l’enfant parvient-il à accepter les règles sociales ?

Quelles sont les conséquences de nos différentes attitudes sur la personnalité de l’enfant ?

Une des principales questions dans l’éducation des jeunes enfants est celle de l’acquisition des attitudes sociales, notamment la confrontation aux règles et aux limites.

En collectivité en particulier, quelle attitude de l’adulte permet à l’enfant d’accepter les règles sans se perdre lui-même ?

Ces questions font l’objet de débats entre différents courants pédagogiques, elles opposent souvent les générations entre elles, parfois les parents entre eux.

La réflexion sur les règles et limites en crèche qui va suivre est issue de l’expérience et des observations de l’équipe de l’Institut Emmi Pikler, couramment appelé « Lóczy ».

“Les observateurs qui viennent à Lóczy posent souvent deux questions contradictoires :

– « Pourquoi n’êtes-vous pas plus fermes ? »

– « Comment arrivez-vous à ce que les enfants soient si sociables, si disciplinés à table par exemple ? Pourquoi observe-t-on si peu de conflits entre eux et jamais graves ? »

Ces réflexions montrent bien que la question des règles et des limites n’est pas une question de discipline mais une notion beaucoup plus complexe : celle de la socialisation.

(Anna Tardos, psychologue, directrice de l’Institut Pikler de 1998 à 2011 ; Anne Vasseur-Paumelle, psychologue-psychothérapeute. 1. Publié dans Le journal de pédiatrie et de puériculture, n° 7, 1991.)

L’article rappelle le processus de socialisation de l’enfant : la phase primaire au sein de la famille, où l’enfant y apprend les formes fondamentales de l’adaptation et de la communication sociale.

Les limites donnent lieu à des « transactions », des recherches de conciliation. Elles sont négociées.

La transaction fait partie intégrante de la socialisation : dans tous les groupes, les gens s’influencent, transigent.

Ils apprennent à accepter et à influencer l’autre, à accepter et à influencer ses exigences. L’enfant intègre les habitudes et les règles qui sont suivies par les personnes avec lesquelles il a noué des relations affectives (mère, père, fratrie, éventuellement personne qui le garde) et repose ainsi sur l’identification émotionnellement motivée.

Cette phase prépare l’enfant à trouver plus tard sa place dans les différentes collectivités (crèche, école, groupes de loisirs, colonies de vacances…).

Ce sont ces collectivités, où l’enfant rencontre des personnes extérieures à sa famille (adultes ou enfants), qui correspondent à la phase secondaire de socialisation.

Là, l’acceptation des règles ne repose plus sur des relations affectives personnelles. “Les règles sont plus strictes, moins individualisées. Elles s’adressent à l’ensemble du groupe et chaque individu doit s’y soumettre. Elles n’ont plus cette souplesse de négociation.”

Mais vient alors la question de la maturation des tous jeunes enfants accueillis en crèche, comment accueillir des enfants pas encore mûrs pour la socialisation secondaire ?

En vient alors la notion d’éthique, de morale du sujet, “car il est simple de soumettre” pour reprendre les termes de Marie-Louise, mais est-ce souhaitable ?

Heureusement Anna Tardos et la longue expérience piklérienne a des réponses à nous apporter.

Dans un premier temps, pour permettre ces “transactions”, “conciliations” possibles , il est nécessaire d’établir une relation affective la plus personnelle possible avec chaque enfant du groupe.

Car, comme le souligne l’article : “les règles sont, en effet, dans certains cas, l’occasion de jugements rejetants, de punitions humiliantes. L’enfant se sent alors menacé, à juste titre, de perdre l’amour de l’adulte, d’être abandonné”.

Ensuite, il faut adopter une attitude de respect de la personne de l’enfant (encore faut-il reconnaître bébé comme une personne capable d’intention).

C’est toute l’atmosphère qu’il faut penser et “aménager” pour que l’enfant se sente en sécurité, car il ne faut pas qu’il se sente bousculé/ menacé…

C’est donc grâce à l’organisation, qu’on parvient à être respectueux du rythme de l’enfant en évitant d’être pressé : “on veille à une certaine régularité des événements autour de lui. Et surtout “On multiplie les occasions offertes à l’enfant de choisir, décider de lui-même”. (Vasseur-Paumelle, 2017)

Enfin, il faut adopter une attitude de soutien, d’accompagnement, d’aide, de compréhension lorsque l’enfant est confronté à une limite et exprime sa frustration.

Il faut laisser le temps à l’enfant de décider et non pas l’imposer par une sanction.

Faut-il mettre en place une hiérarchie des règles ?

Caractérisation des règles par des couleurs :

Rouges = les plus importantes et les plus rares = liées à un danger pour l’enfant lui-même, ou un autre. Elles ne se discutent pas. L’attitude de l’adulte doit être ferme, il l’arrête immédiatement sans hésitation. La force et la certitude de l’adulte suffisent à lui faire comprendre, les punitions ou condamnations du style “tu es méchant” ne sont alors pas nécessaires.

Roses = les plus nombreuses = apprentissage “actif” de la socialisation (par exemple : se laver les mains avant de manger, prendre son bain le soir, ne pas arracher les feuilles de la plante verte…).

Ce sont le plus souvent avec l’enseignement de ces règles que l’adulte se sent le plus souvent en difficultés. Seules la patience, la négociation et la coopération finale permettront à l’enfant de les intégrer sans cris…

L’adulte doit se préparer au fait que “L’enfant va « jouer » à ne pas suivre les règles. Il va expérimenter la réaction de l’adulte, la provoquer, la tester, il jouera à les apprendre et à les accepter volontairement. Petit à petit, après discussion, négociation, après avoir posé des questions et écouté les réponses, l’enfant les fera siennes consciemment par identification.”

“Orientations bleues” = correspondent au mode de vie, à l’attitude des parents et des éducateurs. Elles ne sont pas édictées. Elles s’intègrent par observation et identification en fonction du soutien ou de la désapprobation de ses parents face à certains de ses choix (exemple : être attentif aux autres, partager ses jouets, prêter son jouet préféré).

En fin de compte, c’est l’enfant qui doit choisir ses orientations/valeurs. Il se situera par rapport au projet de ses parents/éducateurs. Elles ne sont pas obligatoires dans le sens où il est possible de faire autrement.

“En effet, éduquer un enfant, ce n’est pas seulement lui permettre d’intégrer une limite, c’est lui donner accès à une culture, à des valeurs, le guider dans une direction qu’on pense bonne pour son épanouissement.” (Vasseur-Paumelle, A. (2017). Règles et limites en crèche : acquisition des attitudes sociales. Dans Autonomie et activités du bébé (pp. 167–177). Érès)

Et si un bébé n’écoute pas et ne respecte pas les limites ?

La négociation autour des règles et les attitudes qui la permettent

Apprendre les règles et les limites, c’est multiplier les expériences à leur propos. N’importe quelle personne ayant passé du temps avec un enfant en bas âge a expérimenté la “transgression” de l’enfant. Mais c’est plutôt un signe de développement harmonieux : il joue avec les interdits dans leur réalité. “Il se confronte aux réactions concrètes de l’adulte. Il essaie souvent de ne pas respecter ces interdits, de « ne pas faire » comme il lui est demandé.” Il veut voir comment l’adulte va réagir s’il franchit une limite.

Ajoutons que certaines règles sont difficiles à respecter, car elles lui demandent beaucoup d’efforts sur lui-même. “Donner un jouet, quand on en a deux dans les mains, à un enfant qui pleure pour le réclamer. Ranger une pièce où l’on a bien joué parce qu’il faut la quitter. Aller se coucher. Sortir de la baignoire. Renoncer à certains plaisirs.”

Contrôler ou même renoncer à ses désirs immédiats pour un but altruiste ou social est parfois douloureux pour l’enfant. “Dans ce cas, il a besoin qu’on lui laisse le temps d’accepter. Donner, reprendre et donner enfin.”

Ranger, déranger et ranger définitivement. Sortir puis revenir plusieurs fois avant de s’en aller. Jusqu’à un certain moment où l’adulte devient ferme et arrête si l’enfant n’a pas pu y parvenir lui-même.

À d’autres moments, l’enfant va « presque faire » ce qui lui est demandé. Il suit la règle en la modifiant légèrement comme pour ne pas s’avouer “vaincu”. En gardant un léger contrôle, il a l’impression de respecter son désir plutôt que de se perdre dans la volonté de l’autre.

Au début de sa socialisation à la crèche ou dans tout autre collectivité précoce, il faut garder à l’esprit que l’enfant ne connaît pas encore les normes du groupe. Il peut être nouveau dans ce groupe ou encore il a grandi. II se met debout et a accès aux objets en hauteur (situations nouvelles possibles grâce à sa croissance). Il mange très bien tout seul et commence à partager sa table avec deux autres enfants.

Enfin, la dernière raison énoncée dans cet article, c’est la forme d’appel à l’aide que sont les transgressions systématiques d’un enfant. Il cherche à attirer l’attention sur lui en enfreignant les règles.

Il ne le fait ni par méchanceté ni pour mettre l’adulte en difficulté. Cela ressemble plutôt à un besoin qui a des contenus très différents et ne doit pas être traité de façon univoque. Seule une attitude ouverte d’écoute, de compréhension de ce que cette limite suscite en l’enfant, de ce qui lui fait la refuser, permet de l’aider à finalement accepter ces règles, à les faire siennes.

Il importe alors de souligner que poser une interdiction ne saurait se confondre avec exercer une violence. L’interdit, pour être structurant, doit s’inscrire dans une adresse à l’enfant comme sujet, et non comme objet à contraindre.

Il ne s’agit pas de faire céder par la force, mais de soutenir une limite qui fasse bord, qui contienne sans écraser. La fermeté n’exclut ni la douceur ni la reconnaissance des affects qui traversent l’enfant au moment de la frustration ; au contraire, elle s’y articule.

C’est dans cet écart subtil entre dire « non » et refuser de nier l’expérience émotionnelle de l’enfant que se joue une éthique de la relation : une interdiction qui humanise, parce qu’elle ouvre un espace de symbolisation, plutôt qu’elle ne ferme par la peur ou l’humiliation.

Entretien avec Marie-Louise B., auxiliaire de puériculture à la crèche thérapeutique Cerep-Phymentin

Quels types de règles sont mis en place à la crèche ? Est-ce qu’elles sont expliquées dès l’arrivée des enfants ?

C’est une question très vaste. Oui, il y a des règles, bien sûr. Mais avant tout, pour moi, les règles relèvent de la socialisation. Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en collectivité.

Les enfants arrivent très tôt, parfois dès quatre ou cinq mois. Ils sont encore en train de construire leur socialisation primaire, celle de la famille, tout en découvrant en parallèle une socialisation secondaire à la crèche. Les règles ne sont donc pas posées de manière rigide dès le départ : elles se construisent progressivement, en fonction du groupe et du développement de chaque enfant.

Donc les règles ne sont pas les mêmes en fonction des tranches d’âge ? 

Exactement. Chaque enfant a un niveau de maturation et de compréhension différent. Ce qui est fondamental, c’est le cadre : un environnement sécurisé, avec des adultes qui connaissent bien les enfants et construisent une relation affective avec eux. Les règles émergent petit à petit dans cette relation. Par exemple, même chez les plus petits, on introduit déjà des notions comme le tour de rôle, mais c’est toujours l’adulte qui accompagne et met en place.

Y a-t-il des interdits « fondamentaux » , communs à tous malgré tout ?

Oui, il y a un interdit fondamental : ne pas se faire mal à soi-même ni aux autres. C’est la base, et là-dessus, on ne transige pas. Mais même cet interdit se construit progressivement. Par exemple, un bébé de six ou sept mois qui tape ne comprend pas encore vraiment. L’adulte va alors lui montrer une autre manière de toucher. Cela passe beaucoup par le corps : la manière dont on les touche, dont on les regarde, dont on leur parle.

Comment réagissez-vous face aux comportements des enfants ?

On ne met pas tout sur le même plan. Un enfant qui tape n’est pas dans la même situation qu’un enfant qui prend un jouet. Notre manière de réagir est essentielle : le ton de la voix, la posture, la proximité. Il n’y a pas besoin de crier. Par exemple, face à un geste violent, on peut dire fermement « non », sans négociation.

En revanche, pour d’autres situations, il peut y avoir de la négociation, mais elle s’inscrit dans le temps.

Justement, quelle place donnez-vous à la négociation ?

Elle dépend des situations. Sur certains points, comme la sécurité, il n’y a pas de négociation. Sur d’autres, oui, mais il faut laisser du temps à l’enfant pour comprendre. Les règles s’acquièrent dans la répétition et l’expérience. Par exemple, autour du repas, les enfants apprennent progressivement comment se comporter, en observant les adultes et en imitant.

L’imitation joue donc un rôle important ?

Oui, énormément. Les enfants nous observent et reproduisent. Par exemple, ils voient que nous débarrassons la table et vont vouloir participer. Cela fait partie de l’apprentissage des règles. Mais encore une fois, cela dépend du développement de chaque enfant. Si un enfant n’est pas prêt, on ne va pas le mettre en difficulté. On ajuste nos propositions.

Les enfants testent-ils les limites ?

Oui, et c’est normal. Un enfant qui se développe bien va tester les limites. Il vérifie si l’adulte tient le cadre. Cela demande beaucoup d’ajustement de la part des professionnels. On doit observer finement chaque enfant et s’adapter à son développement affectif, cognitif et moteur.

Diriez-vous que votre approche pédagogique est particulière ?

Oui, elle s’inscrit dans une approche inspirée notamment des pédagogies respectueuses du développement de l’enfant. L’idée est de ne pas soumettre l’enfant aux règles, mais de les co-construire avec lui.

On laisse du temps, on explique avec des mots simples, on répète. L’enfant doit rester actif dans ses apprentissages.

Comment faites-vous respecter une règle quand un enfant refuse ?

Parfois, il faut maintenir le cadre de manière ferme. Par exemple, si un enfant ne peut pas rester à table, on peut l’accompagner pour quitter l’espace. Mais on reste dans une démarche explicative et respectueuse. On prend aussi en compte le contexte : la fatigue, l’histoire familiale, les événements du moment.

Quel est le rôle des parents dans cet apprentissage des règles ?

Il est essentiel. Chaque famille a ses propres valeurs. Nous essayons de comprendre ce qui se passe à la maison pour assurer une certaine cohérence. Mais en collectivité, nous posons aussi notre cadre. L’enfant apprend qu’il existe différents contextes avec différentes règles.

Le tour de rôle semble important dans votre pratique ?

Oui, c’est un repère très structurant. Même les très jeunes enfants peuvent intégrer cette notion. Cela leur permet de comprendre qu’ils font partie d’un groupe. C’est un outil fondamental pour entrer dans la socialisation.

Comment définissez-vous l’interdit finalement ?

Pour nous, l’interdit est lié au danger. Si l’environnement est bien pensé, notamment pour la motricité, il y a peu de situations réellement dangereuses.

On préfère proposer des alternatives. Par exemple, si un enfant veut taper, on peut lui proposer de taper sur un coussin plutôt que sur un autre enfant.

Les enfants comprennent-ils ces règles ?

Oui, progressivement. À condition qu’elles soient cohérentes, répétées et accompagnées. Et surtout, il faut toujours proposer autre chose. L’enfant doit sentir qu’il garde une forme de liberté dans son exploration.

Un dernier mot sur la place du « non » ?

Le « non » de l’enfant est très important. Ce n’est pas forcément de l’opposition : c’est une étape de construction de son individualité.

Quand un enfant dit « oui » après avoir longtemps dit « non », cela montre qu’il a compris et intégré la demande.

Donc les règles participent aussi à la construction de la personnalité ?

Absolument. Les règles ne sont pas là pour contraindre, mais pour permettre à l’enfant de se construire, de comprendre le monde et de vivre avec les autres.

Un article de Anouk Charron, stagiaire chez Cerep-Phymentin, supervisé par Erika Parlato, directrice du Babylab

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