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29/04/2026

Le Babylab sous le signe des échanges internationaux

Le mois d’avril, pour le Babylab, s’est ouvert sous le signe des échanges internationaux, comme une invitation à faire dialoguer les langues, les disciplines et les sensibilités autour d’une même question : que nous enseigne le bébé, lorsqu’on accepte véritablement de l’écouter ?

Le Babylab sous le signe des échanges internationaux

Dynamique des échanges

Au début du mois, cette dynamique a pris forme lors de la journée « L’enfant et la musique », organisée par le département Accueil et Éducation du Jeune Enfant de la Haute École Léonard de Vinci, sous la coordination de Nathalie Bayet.

À cette occasion, les recherches menées sur le bébé et la musique ont été présentées et discutées dans un esprit d’ouverture particulièrement fécond.

Aux côtés de Thierry Lafont, de Laurent Bachler et de Noé Beauvais, les échanges ont permis de croiser les regards : celui du corps en mouvement, de la pensée, du rythme et de la création.

Il s’est agi, au fond, de prendre au sérieux cette intuition que le bébé est déjà sensible à la musicalité du monde, qu’il y répond, qu’il y participe.

De ces rencontres sont nés non seulement des dialogues riches, mais aussi des perspectives de travail à venir, comme si la recherche elle-même se laissait porter par ce mouvement d’accordage.

Périnatalité et santé mentale au Bénin

Puis, à la fin du mois, le voyage s’est poursuivi au Bénin, à l’occasion de la conférence sur la périnatalité et la santé mentale organisée à Cotonou par Miryam Akowanou, directrice de l’Association Santé Mentale Périnatale.

Pendant trois jours, chercheurs et cliniciens venus de différents horizons – parmi lesquels Peng Xianjing, Bernard Golse, Marielle Yehouetonin et Patrick Bensoussan – ont partagé leurs travaux et leurs expériences, en dialogue avec de nombreux collègues béninois, ainsi qu’avec des participants venus du Sénégal, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de France, de Haïti et du Gabon.

Il a été question des intentionnalités du bébé, des modalités de dépistage, des dispositifs de prise en charge adaptés – mais aussi, et peut-être surtout, d’un savoir du terrain, précieux, incarné, transmis par celles et ceux qui accompagnent les bébés au quotidien dans des contextes singuliers.

Car il ne s’agit pas seulement d’apporter des connaissances, mais de se laisser enseigner par d’autres manières de faire, d’autres manières de voir, d’autres manières d’être avec le bébé.

Au-delà des conférences, les rencontres avec les professionnels du CNHU et du CHU-MEL ont ouvert des espaces d’échange particulièrement vivants.

La réunion avec le secrétaire général du Ministère de la santé a permis d’esquisser des perspectives de collaboration futures, tandis que la participation au journal matinal de la télévision nationale a offert une occasion rare de partager, avec un public élargi, cette idée essentielle : le bébé n’est pas sans savoir, et c’est à partir de ce savoir que quelque chose peut se construire.

Quel mois, en effet. Et quelle richesse dans ces circulations entre les continents, les pratiques, les langues.

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