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27/05/2026

Le Babylab à la télé brésilienne et à Mille Formes

Le mois de mai, pour le Babylab, a été marqué par une circulation particulièrement vivante des savoirs du bébé entre les espaces de recherche, les lieux artistiques et le grand public.

Comme si, une fois encore, les bébés nous rappelaient que leurs découvertes ne peuvent rester confinées aux laboratoires ou aux colloques, mais qu’elles ont vocation à rencontrer le monde.

Le Babylab à la télé brésilienne et à Mille Formes

Le Babylab à la télé brésilienne

Au Brésil, à l’occasion de la fête des mères, une des chaînes de télévision les plus regardées du pays a consacré un grand reportage aux recherches contemporaines sur les bébés, diffusé lors de l’émission du dimanche soir et suivi par plus de 3 600 000 téléspectateurs.

Ce fut un moment particulièrement émouvant pour le Babylab, puisque trois laboratoires internationaux y étaient présentés : le NuLab de la Norwegian University of Science and Technology, le Babylab de l’Université Paris Nanterre, ainsi que le Babylab du Cerep-Phymentin.

À travers ces images et ces échanges, quelque chose d’essentiel a pu être transmis : le bébé est déjà un sujet de relation, d’attention, de création et d’adresse.

Les recherches présentées montraient combien les tout-petits participent activement au monde qui les entoure, combien leurs gestes, leurs regards, leurs rythmes et leurs initiatives constituent déjà une forme de savoir.

Voir ces questions portées dans un espace médiatique aussi large a rappelé l’importance fondamentale de diffuser les savoirs du bébé auprès du grand public.

Car les découvertes scientifiques prennent toute leur portée lorsqu’elles peuvent transformer les manières de regarder, d’écouter et d’accueillir les bébés dans la société.

Le partenariat avec le centre d’art contemporain pour l’enfant Mille Formes

Puis, en France, le mois s’est poursuivi à Clermont-Ferrand, au centre d’art contemporain pour l’enfant Mille Formes.

À l’occasion d’une journée de rencontre réunissant chercheurs, artistes et professionnels de l’enfance, Erika Parlato-Oliveira et Anouk Charron ont présenté les premiers résultats de la recherche-action menée en partenariat avec Mille Formes et avec le soutien de la mairie de Clermont-Ferrand.

La journée, portée par la médiation sensible de Nathalie Le Breton, a permis de faire dialoguer les expériences artistiques et les recherches sur la petite enfance.

Les échanges avec les différents artistes présents ont ouvert des perspectives particulièrement riches autour de la place du corps, de la sensorialité, du jeu et de la créativité dans les expériences des tout-petits.

La recherche hors les murs académiques

Là encore, quelque chose d’important s’est joué : rendre visibles les recherches non pas seulement dans les espaces académiques, mais dans des lieux où les familles, les artistes et les professionnels peuvent se rencontrer autour d’une même curiosité pour le bébé.

Quel mois, en effet. Un mois où les recherches ont quitté les frontières habituelles pour aller vers les écrans, les lieux d’art, les espaces publics. Comme si le bébé nous invitait sans cesse à inventer de nouvelles formes de transmission.

Partager les recherches avec le public, ce n’est pas simplement diffuser des résultats.

C’est ouvrir la possibilité d’un autre regard sur les tout-petits. C’est permettre que les savoirs du bébé circulent, touchent, interrogent et transforment les pratiques.

Car chaque fois qu’un bébé est reconnu dans sa capacité d’initiative, de relation et de création, c’est toute une manière d’habiter le monde qui peut se réinventer.

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