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27/05/2026

L’amitié en institution

Bien que peu légitime et expérimentée pour déployer tout un article sur « l’amitié en institution », je vais développer ce sujet en tant que stagiaire, au sein de l’équipe du Babylab Cerep-Phymentin.

 

 

 

L’amitié en institution

Un nombre restreint de personnes

Selon moi, l’amitié est un mot fort, que j’emploie pour parler d’un nombre très limité de personnes. Certainement moins d’une dizaine.

Je peux considérer « ami », avec qui il y a eu confession, partage d’affects ou d’expériences riches en émotion.

J’entends autant « moments privilégiés/de qualité », que des « épreuves de vie ».

Et ce à plusieurs reprises. Assez pour qu’on ne se souvienne pas de chacune d’entre elles.

Me sentir moi-même

Je considère comme un ami, une personne en qui j’ai assez confiance pour me montrer vulnérable, pour me sentir moi-même.

Avec un ami, on peut discuter du quotidien, des derniers films sortis, de l’intimité, des potins, comme de nos difficultés personnelles et familiales.

Peut-être suis-je trop exigeante en amitié, mais disons que j’accorde beaucoup de valeurs à ce sentiment.

La définition du Petit Robert, n’en fait pas une mince affaire. Il s’agit d’un « sentiment réciproque d’affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur la parentalité ni sur l’attrait sexuel ».

Alors oui, dans ce cas-là oui ! Nous avons sympathisé entre membres de l’équipe du Babylab. Bien plus que je l’aurais pensé. Cela a d’ailleurs été un renforcement positif de mon investissement pour ce stage.

L’affection réciproque au Babylab

J’explique cela par une concomitance de plusieurs avantages propres au Babylab Cerep-Phymentin.

Bureau partagé

L’avantage du Babylab est que nous partageons tous un même espace de travail, un même bureau, une même machine à café, et la même cantine associative.

Cette configuration de l’espace, dans lequel nous nous retrouvons parfois à 5, agglutinés les uns aux autres sur une même table, favorise les temps informels propices à ces créations de lien.

Bien que nous ayons commencé par faire connaissance en parlant de nos sujets de recherche, on se détache tous assez naturellement de notre fonction de « chercheur ».

Finalement, peu importe nos fonctions, nos études, nos niveaux dans nos études, nous échangeons par-delà le cadre de l’institution.

Au sujet de nos vies respectives, nos parcours personnels, nos relations, notre situation actuelle, et ce que l’on projette.

L’aspect transculturel

Le second avantage (et je dirais même la richesse), est l’aspect transculturel.

Dans l’équipe nous comptons une demi-douzaine de nationalités. Du Brésil, de l’Equateur, du Bénin, d’Italie, de Belgique, de France, de Chine.

On échange autour de ces différentes cultures, des habitudes, des particularités linguistiques, nous échangeons des cours de langue. C’est une vraie chance de pouvoir échanger spontanément et naturellement avec des gens issus d’autant de cultures.

Ce qui cultive nos curiosités et intérêts réciproques.

Ajoutons que c’est certainement grâce à certaines de ces cultures que nous avons autant d’aisance et de proximité les uns avec les autres.

Question de personnalité ou de culture ?

Enfin, ce qui fait la différence c’est la proximité instaurée dès le début.
« On peut se tutoyer ? ».

J’ai découvert une autre façon d’interagir en milieu professionnel, avec des « adultes ». Bien moins intimidante ou impressionnante. Bien plus humaine et chaleureuse. On se demande si ça va (pour de vrai), on rigole, on s’encourage, on finit même par se faire la bise ou des câlins.

Il y a les réunions Zoom un jeudi par mois, durant lesquelles l’un d’entre nous partage les avancées de son travail de recherche. On pose des questions, on apporte des conseils, on amène un nouveau sujet. Chaque avis compte et est valorisé.

Il y a aussi des soirées conviviales. Le projet était surtout de partager des recommandations sur les sujets traités par les différents membres de l’équipe, d’échanger sur nos dernières lectures d’articles.

Nous avons réussi à nous réunir pour une soirée de noël. Et bientôt pour une soirée de début d’été.

Nous nous sommes organisés pour que chacun ramène un petit quelque chose, comme un réel apéro ou pique-nique entre amis.

Nous nous sommes tous investis à ramener de quoi grignoter, du salé, du sucré, des boissons. Nous avons trinqué à notre équipe, et à tous ces beaux projets accomplis et en devenir !

Une ambiance amicale à l’image d’Erika Parlato

Je pense que nous sommes tous d’accord pour attribuer cette ambiance à la directrice du Babylab, Erika Parlato. Elle arrive à nouer des liens avec les quelques dizaines de personnes qu’elle rencontre chaque mois. A maintenir le contact, à se montrer attentive et disponible. A porter un projet avec chacun d’entre nous.

Je pense que son approche chaleureuse facilite grandement les multiples partenariats et travaux de recherche à son actif. Elle arrive à nous détendre et à nous détacher de « l’effet wow » de se tenir face à une personne aussi diplômée et brillante.

Les bonnes manières, ce n’est pas vraiment ce qui nous intéresse au Babylab. ou ce qui légitime notre présence dans l’équipe.

Est-ce une habitude d’interaction culturelle ? Ou un trait de personnalité ? Sûrement les deux.

Un accueil souriant au siège

Enfin, je dois évoquer mon stage récemment commencé au siège de l’association. Une petite équipe composée de 8 personnes. On y ressent beaucoup de bienveillance, et de curiosité de l’autre. Un début généralement sain d’amitié.

Encore une fois, je ne peux pas l’affirmer en tant que vérité générale, mais il me semble que de belles amitiés peuvent naître et perdurer dans les institutions.

Merci !

Anouk Charron

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