Rappel théorique synthétique sur le développement réalisé par le Babylab
L’oralité comprend en même temps l’aspect alimentaire et verbal, les mêmes organes sont impliqués.
La bouche, ainsi envisagée, n’est pas seulement un organe. Elle est un lieu. Un lieu de passage, de transformation, de relation. Un lieu où s’articulent alimentation, langage, affect et lien à l’autre.
A la naissance, la bouche représente un lieu de plaisir et le bébé a la nécessité d’assouvir un besoin alimentaire. Le rythme du bébé va alors se construire à travers la découverte et l’utilisation de la sphère buccale. Celles-ci vont ainsi avoir des effets sur son psychisme (Thibault).
L’oralité primaire avant la naissance (Leblanc & Ruffier-Bourdet, 2009), (Guillerme)
Bien avant la naissance, la sphère orale est déjà en activité. Le fœtus perçoit des goûts, explore par la succion, mémorise certaines sensations.
- Entre la 8e et 11e semaine : les cellules réceptrices des odeurs apparaissent dans la fosse nasale.
- Aux alentours de la 12e semaine : les bourgeons gustatifs de la langue et de la cavité buccale apparaissent.
- Autour de la 15e semaine : le fœtus suce déjà son pouce.
- 26e semaine : le fœtus va garder en mémoire les goûts et les odeurs présents dans le liquide amniotique.
L’oralité secondaire se met en place au moment de la diversification alimentaire.
- Entre 4 et 7 mois : diversification alimentaire
Il s’agit de la découverte d’un panel d’aliments différent par la texture, le goût ou la couleur.
- Entre 6 et 8 mois : les premières dents apparaissent et vont permettre au bébé de pouvoir mastiquer et ingérer de nouveaux aliments.
C’est une période de grands changements pour l’enfant, il apprend ce qu’il doit manger, à quel moment et en quelle quantité. A la maison, mais aussi à son lieu d’accueil, où les habitudes, les codes, les attentes peuvent être différentes. A partir du passage à la cuillère, il est soumis au rythme de l’adulte, car jusqu’alors, il tétait à son tempo, modulant intensité et vitesse.
Levavasseur (2017) parle d’oralité « tertiaire » ou « oralité cognitive ».
L’enfant a désormais un lexique pour pouvoir exprimer ses goûts, produire sa propre représentation sensorielle, sociale et psychologique de l’alimentation.
Dans les pratiques professionnelles comme dans les représentations parentales, cette évolution de l’oralité est souvent abordée sous l’angle des normes alimentaires et des apprentissages attendus, parfois au détriment de la dimension exploratoire et sensorielle propre au jeune enfant.
Pourtant, celui-ci découvre le monde d’abord avec son corps, et notamment avec sa bouche et ses mains. C’est dans cette perspective que nous avons choisi d’aborder l’oralité non pas uniquement sous l’angle des troubles, mais à travers une approche plus positive, en nous intéressant notamment aux expériences alimentaires du quotidien !
Dans quelle mesure les pratiques alimentaires proposées au jeune enfant, notamment lors de la diversification, respectent-elles ses besoins sensoriels et développementaux, entre exploration naturelle et apprentissages culturels ?
Amenons bébé vers une alimentation plaisir (et durable)
J’ai décidé de me baser sur un podcast du Dr. Sophie Nicklaus, directrice de recherches à l’INRAE, au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation dans lequel elle partage les conclusions de ses recherches, et des conseils sur ce qui s’apprend à table lorsque l’on est enfant.
Son expertise : l’impact des expériences alimentaires pendant les 1000 premiers jours.
Sophie Nicklaus nous parle des « apprentissages précoces » alimentaires, qui représentent les découvertes alimentaires du tout-petit et les comportements associés.
L’enjeu est d’aider les parents et tous les éducateurs à accompagner leurs tout-petits dans cet apprentissage pour qu’ils deviennent autonomes… jusqu’à arriver à « la table familiale », avec plaisir.
Elle souligne leur rôle clé dans le « nourrissage », dans la détermination des habitudes alimentaires des enfants, qu’il s’agisse des aliments, des modes de préparation, des rythmes des repas, mais aussi de l’environnement émotionnel du repas.
Elle nous sensibilise à l’idée de nourrissage réceptif basée sur les besoins de l’enfant, ses sensations de faim et de rassasiement. Ceci est possible grâce à une bonne organisation de l’environnement, permettant un certain degré d’attention et d’observation que nous pouvons lui accorder lors de son repas.
Pendant ses 1 000 premiers jours, l’enfant découvre comment manger, quoi manger, quand manger et s’arrêter mais aussi les codes et le vocabulaire lié à l’alimentation.
Les conversations à propos et pendant les repas sont nourrissantes pour l’enfant.
En effet, Sophie Nicklaus évoque le travail d’un linguiste anglais qui a démontré que les éléments de langage parlé employé lors d’un repas, mais aussi sur les aliments, permettent de construire et reconstruire l’alimentation de manière saine et durable.
Ces éléments de langage doivent être centrés sur les couleurs, l’odeur, la texture… plutôt que sur des arguments nutritionnels comme « c’est bon pour la santé », « c’est plein de vitamines », « le sucre te rend énervé ».
L’enfant sera plus en mesure de comprendre et de partager les commentaires de ces accompagnants. Il appréciera ces interactions, cette valeur qu’on accorde à ses réactions, il intégrera les notions de partage et de plaisir de manger ensemble.
Sophie Nicklaus propose que tout s’apprend, que l’élément le plus facilitateur est l’organisation de ces temps de repas. Il faut permettre un environnement calme, se rendre disponible autant que possible, à l’écoute des moindres signaux.
L’enfant développe un répertoire alimentaire, en fonction de ce qui lui a été proposé durant ses 1 000 premiers jours. Elle soumet d’ailleurs l’idée de voir au long terme, et de penser également à l’environnement, notamment en diminuant la viande, en mangeant autant que possible des produits non transformés.
Car les habitudes s’ancrent dès le début, sans oublier les choix de chaque enfant !
Pour l’écouter en intégralité : https://hal.inrae.fr/hal-05051970
Mangeons avec bébé !
Une autre préconisation est celle de partager les temps de repas avec lui, de lui donner une place à « table des grands ». Dans la revue Spirale n°111, à la rubrique les (petits) pieds dans le plat intitulé cette fois « Manger du regard », Marie Laure Fréchet propose un développement sur cette question.
Au début de septembre 2025, Santé publique France a lancé une campagne d’information déclinée à travers des outils pratiques et des contenus pédagogiques pour aider les parents dans la transmission du bien manger.
Elle préconise de « favoriser au maximum les interactions parents/enfants », notamment en mangeant ensemble à table et en évitant les écrans au moment des repas.
Elle illustre son propos par plusieurs études, qu’il me semble pertinent d’inscrire ici.
Dans son étude « Culturellement manger, c’est manger ensemble », Estelle Masson rappelle ainsi l’importance du « manger ensemble », autrement dit la « commensalité », dans le processus de socialisation.
Elle explique que dans les mythes, les religions ou les contes, celui qui mange seul, c’est celui qui est coupé de toute communauté humaine, comme l’ermite, le sauvage ou le fou. L’homme civilisé mange ensemble.
Dans la publication « L’alimentation du jeune enfant, support de son apprentissage et de sa reconnaissance sociale », Estelle Kouokam et Anne Berchon, se sont appuyées sur une étude menée dans des familles camerounaises, et ont montré que les pratiques alimentaires de nourrissage du petit enfant et leur évolution répondent à un certain nombre de logiques sociales et participent à faire de l’enfant un membre de son groupe social à part entière.
Les deux chercheuses rapportent que le fait pour un enfant de manger en famille est un facteur d’intégration sociale, bénéfique pour l’enfant, mais aussi pour la santé du groupe lui-même.
Elles insistent sur le caractère délétère de l’usage des écrans durant les temps de nourrissage.
Car comme nous le savons, le développement affectif, social et cognitif d’un bébé inclut le contact visuel. « Le bébé se nourrit autant de lait que de sensations, dont le regard est une des premières portes d’entrée. Regardé et regardant, le bébé voit son cortex s’activer. Son taux de cortisol (l’hormone du stress) et son adrénaline s’abaissent, tandis que les hormones liées au plaisir et à la satisfaction augmentent. »
Laissons bébé manger avec ses mains !
Enfin, il m’a paru intéressant de parler du nourrissage du bébé par lui-même dès qu’il en est capable. Et c’est à nouveau Marie-Laure Fréchet qui le développe dans sa rubrique Les (petits) pieds dans le plat de la revue Spirale : « Comme bébé, mangeons avec les doigts ! »
En effet, « dès le début de la diversification alimentaire, on sort la petite cuiller. L’industrie a d’ailleurs devancé nos désirs en créant toute une gamme premier âge, de toutes les couleurs et même thermo-sensibles, voire des pré-cuillers texturées pour les bébés dès 4 mois. On n’arrête pas le progrès. »
Pourtant, on le sait, les bébés font leurs premières découvertes avec les mains et la bouche, qui sont leurs premiers outils pour explorer le monde. Si dès les premiers mois, tout va directement à la bouche, vers 4 à 5 mois, la préhension devient volontaire et le sens du toucher s’affine progressivement, ce qui permet au bébé d’explorer au préalable ce qu’il saisit avant de le porter à la bouche. En particulier ce qui se mange. »
Mais pour aller encore plus loin, « Manger avec la main, c’est naturel, manger avec une fourchette, c’est culturel ». Saviez-vous que la fourchette n’est apparue qu’à la Renaissance ? Moi non.
C’est le spécialiste et historien Patrick Rambourg qui l’explique dans son ouvrage L’art de la table : jusqu’au Moyen-Âge, les riches ainsi que les pauvres mangeaient avec les mains en France.
La fourchette est donc apparue à la Renaissance, et s’est imposée un siècle plus tard sur la table de l’élite, en même temps que les premiers traités de civilité et de bonne conduite.
« La science confirme que manger avec les mains permet de donner plus d’informations (température, structure de l’aliment) au cerveau, qui va ainsi libérer les enzymes ad hoc pour préparer la digestion.
Les (bonnes) bactéries présentent sur des mains (propres) permettent également d’enrichir la flore intestinale. Enfin, manger avec les mains permettrait de manger plus lentement. Tout cela, les tout-petits l’expérimentent intuitivement. » (Fréchet, 2022).
Mieux encore, une étude de l’université de Nottingham montre que les tout-petits que l’on sèvre en les laissant manger avec les mains régulent mieux leur alimentation et ont tendance à choisir des aliments meilleurs pour leur développement que ceux nourris à la cuiller.
Un principe que prône la dmu (ou diversification menée par l’enfant), dont le principe est de proposer à bébé d’être acteur de son alimentation en lui proposant des assiettes attractives qu’il est capable de manger seul.
Essayons de réguler nos manies d’hygiène et de propreté, et de laisser nos bébés patouiller, toucher, mettre les mains à la pâte et aux pâtes, et même jouer avec la nourriture.
Nous pourrions en conclure que c’est à nous d’apprendre des bébés. Faisons leur confiance. Ils savent intuitivement, tout aussi bien que nous, voire mieux ce qui est bon pour eux.
Témoignage d’une maman
Pour finir cet article sur l’oralité du bébé, on avait envie de laisser la parole à une jeune maman. Amie d’enfance et seule maman de mon entourage… elle a très gentiment accepté de se prêter au jeu.
Elle nous partage, avec beaucoup de sincérité, des petits moments de son quotidien et des anecdotes autour de l’alimentation de sa fille, née en février 2024.
Un grand merci pour son témoignage qui permet de mettre en lumière ce que peuvent vivre concrètement les parents aujourd’hui.
As-tu eu l’impression que Raph prenait du plaisir à manger durant sa diversification alimentaire ? A quoi le voyais-tu ?
Raph est très curieuse, donc très vite, vers 6 mois, je crois que c’est l’âge assez physio, elle a commencé à vouloir goûter tout ce que je mangeais, enfin elle montrait pas mal d’intérêt à la nourriture. Sa première compote était à ses 6 mois, on l’avait préparé maison, elle était rigolote, elle avait envie de goûter et elle en redemandait mais dès qu’elle mettait une cuillère en bouche elle faisait une petite tête dubitative en tirant un peu la langue !
Puis ensuite on est passé aux purées, moi j’ai pas tout de suite fait la diversification autonome, j’ai d’abord commencé par des purées et compote mais tout était maison !
Elle a vite apprécié, je n’ai pas eu de soucis particuliers pour le passage à la nourriture, elle avait l’air de bien aimer cette nouveauté !
Y a-t-il eu des aliments ou textures qui semblaient particulièrement l’amuser ou l’intriguer ?
La banane, elle a adoré très vite et elle aime toujours ça. Après, étant donné qu’elle mangeait pas mal de purées, niveau texture y avait pas grand chose d’intriguant… tout ça est venu plus tard quand j’ai commencé à lui donner des plats différents et des bouts, vers 9/10 mois.
Je me rappelle que je faisais des frites de patates douces car c’était beaucoup plus attractif que juste des bouts et elle aimait beaucoup ça !
Comment réagissait-elle face à la découverte de nouvelles saveurs ?
Elle aimait beaucoup ! Elle était contente quand elle mangeait des purées ! Par contre elle n’aimait pas du tout les purées aux légumes verts ahah elle n’aimait que les légumes orange, patates douces, carotte, panais etc !
De manière générale toutes les nouveautés l’ont toujours enjouée, alors c’était pareil avec la nourriture, elle aimait tout le temps tester les choses, les trucs nouveaux, parfois elle en redemandait quand elle aimait ça mais quand elle n’aimait pas impossible ahah elle savait dire nan !
Comment utilise-t-elle ses mains pendant les repas ? Et maintenant ?
Oui, ça, elle a beaucoup utilisé ses mains pour la nourriture, même avec la purée elle trempait ses doigts. Et ensuite elle avait compris qu’elle pouvait lécher ses doigts, c’était une sorte de cuillère manuelle ! Elle a beaucoup mangé avec ses mains que ce soit les liquides ou les solides, beaucoup d’écrabouille aussi !
Pendant longtemps je ne disais rien puis aujourd’hui parfois je dis stop quand elle écrase les bananes car elle sait très bien les manger normalement et parfois on est fatigués ahah.
Donc au début elle trempait juste les doigts puis plus tard pour les aliments autres que les purées, je l’ai laissé longtemps manger avec ses mains sans couverts, les frites, les bouts de patates, les légumes en tout style, les bananes, puis après elle s’est remise à la cuillère un peu toute seule et aujourd’hui quand l’envie lui chante elle mange avec ses mains ou avec une cuillère !
Elle se débrouille vraiment super bien avec la cuillère depuis qu’elle a genre 1 an et quelques mois c’est impressionnant !
Ah oui et détail rigolo et peut être important ! Raph suce ses deux doigts du milieu depuis qu’elle a 3 mois, elle n’a pas de tétine, alors dès ses premiers mois où elle mangeait des purées, entre chaque cuillère qu’on lui donnait, elle remettait ses doigts dans la bouche, elle les tétait puis une fois qu’elle était prête elle rouvrait la bouche pour la cuillère suivante !
C’était rigolo mais il fallait être patient parfois ça prenait des plombes…
Je n’ai jamais compris pourquoi entre chaque bouchée elle reprenait ses doigts, puis elle a arrêté toute seule je crois que je ne m’en suis même pas rendu compte 🙂 sûrement quand elle a commencé à utiliser ses doigts pour manger.
Comment se passaient les échanges entre vous pendant les repas (regards, vocalisations, mimiques…) ?
Est-ce qu’elle cherchait à partager ce moment avec toi (te tendre de la nourriture, t’imiter, etc.) ?
Oui toujours, quand elle était petite c’était plutôt pour moi que c’était dur je trouve, le lien est assez abstrait il y a des regards, mais comme je m’occupais d’elle H24 jusqu’à ses 18 mois parfois le temps était long… Elle a toujours été assez dans le lien, beaucoup de regards et beaucoup de sourires mais j’admets que j’ai pas mal oublié comment c’était les tout premiers mois de diversification.
Elle faisait comme moi et fait encore comme moi, aujourd’hui je trouve que les dîners sont beaucoup plus amusants, le lien est beaucoup plus concret avec la parole et des gestes qui ont plus de sens, elle partage énormément, parfois elle me donne des bouts à moi ou à d’autres personnes sans qu’on lui demande. Elle recopie tout ce qu’on fait, elle veut mettre le beurre sur les craquottes, trempe le gâteau, veut goûter le thé…
Elle parle aussi beaucoup, elle demande les choses qu’elle veut manger. Elle les nomme aussi ! C’est vrai qu’on a souvent fait les repas ensemble, et que toutes les deux. Donc c’est un vrai moment où on partage quelque chose ! Quand on mange la même chose on fait des « tchin tchin » de notre nourriture.
Est-ce que ta vision de l’alimentation ou du plaisir de manger a changé ?
Disons que je mange mieux depuis qu’elle est là. Étant donné qu’elle veut goûter tout ce que je mange, je fais attention à sa santé et à son alimentation et donc à la mienne, si parfois je veux manger un truc trop mauvais pour elle je le mange après qu’elle est couchée ahah !
Ça a bien changé ma vision de la nourriture disponible sur le marché, je fais très attention à lui donner des aliments nourrissants, ça coûte cher certes mais je tiens vraiment à ce qu’elle ait une alimentation saine, ça a aussi beaucoup changé ma vision du sucre, car très vite tu vois les effets du sucre sur les enfants et c’est extrêmement flippant.
On a beaucoup réduit le sucre, c’est devenu quelque chose d’occasionnel, un pain au chocolat de temps en temps, des céréales le matin que quand c’est les vacances, je veux faire en sorte que le sucre ne soit pas une habitude pour elle, je fais vraiment très attention à ça ! Donc aujourd’hui je prends plaisir à manger des choses saines, malheureusement cette année je n’ai pas le temps de cuisiner mais j’aimerais apprivoiser la cuisine ahah !
À quel point le repas partagé est important pour toi ?
C’est très important, surtout qu’on le passe souvent toutes les deux, et cette année ça l’est d’autant plus car je travaille toute la journée donc je ne la retrouve qu’à à 18h30, on dîne ensemble, on joue et je la couche. Donc c’est vraiment notre moment sacré à nous, désormais je mange avec elle c’est mieux niveau timing et on partage le repas, je ne la regarde pas juste manger, c’est mieux !
A votre santé les bébés !
Anouk Charron, stagiaire au Babylab et au siège – Un article sous la direction d’Erika Parlato
BIBLIOGRAPHIE
- Leblanc, V., & Ruffier-Bourdet, M. (2009). Trouble de l’oralité : Tous les sens à l’appel. Spirale, 51(3), 47-54.
- Guillerme, C. J. (2014). L’oralité troublée : Regard orthophonique. Spirale, 72, 25-38. https://doi.org/10.3917/spi.072.0025
- Nicklaus, S. (2016). The role of food experiences during early childhood in food pleasure learning. Appetite, 104, 3-9. https://doi.org/10.1016/j.appet.2015.08.022
- Fréchet, Marie-Laure. (2022). « Comme bébé, mangeons avec les doigts ! », Spirale, rubrique « Les (petits) pieds dans le plat », p. 174–175.
- Fréchet, Marie-Laure. (2022). « Manger du regard », Spirale, rubrique « Les (petits) pieds dans le plat », p. 130–131.
- Nicklaus, Sophie. (2021). À la maison : ce qui s’apprend, épisode 4, podcast consacré aux apprentissages alimentaires précoces.
- Masson, « Culturellement, manger c’est manger ensemble », dans J.-J. Boutaud (éd.), L’imaginaire de la table. Histoire, rites et symbolique de la table, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 115-131.
- Kouokam, A. Berchon, « L’alimentation du jeune enfant, support de son apprentissage et de sa reconnaissance sociale » So What – Policy brief, n° 3 – oct 2016.
- Townsend, N. J Pitchford, Baby Knows Best ? The Impact of Weaning Style on Food Preferences and Body Mass Index in Early Childhood in a Case-Controlled Sample, 2012
- Rambourg , L’art de la table, Éditions Citadelles & Mazenod, 2016.